Micro-franchise sociale

La micro-franchise sociale permet à des entrepreneurs, dans les pays émergents, de créer et développer leur activité, tout en fournissant aux plus pauvres des produits ou services qui changent la vie.

Une micro-franchise est un réseau de micro-entrepreneurs, réunis par une même marque, et travaillant avec des procédures communes.

Ils vendent généralement en porte-à-porte, diffusant un ensemble de produits qui ont un impact fort sur la vie des plus pauvres. Ils font plus que vendre, car ils diffusent des messages dans des domaines essentiels (nutrition, santé, éducation, énergie, etc.), par leurs conseils et les animations réalisées.

Le premier but de la micro-franchise est de déployer à large échelle, de façon durable, des produits et services à fort impact social (et abordables pour les plus pauvres).

 Le second but est d’aider des micro-entrepreneurs locaux à créer une activité pérenne, de façon sécurisée.

 Le concept de franchise permet de :

  • développer rapidement un large réseau d’entrepreneurs, pour atteindre une masse critique de consommateurs
  • faire progresser les entrepreneurs (formation, suivi, etc.) et leur apporter de la sécurité
  • créer un système modulaire, réplicable, qui va générer des économies d’échelle

Le franchiseur (l’ONG Entrepreneurs For Life, ou son représentant dans le pays), consolide un modèle d’activité éprouvé, et s’occupe du management et de l’organisation. Il recrute les micro-entrepreneurs franchisés et les forme. Les coûts d’installation des entrepreneurs sont très faibles, et le franchiseur propose des solutions de financement.

Les franchisés apprennent des nouvelles méthodes et stratégies. Ils disposent d’un smartphone et d’applications conçues par le franchiseur (logistique, administration des ventes, sensibilisation des clients, compte-rendus, etc). Ils peuvent progresser, développer leur activité, en limitant le risque d’échecs.

Ce sont des entrepreneurs individuels, contractuellement liés au franchiseur. Le choix de femmes peut être privilégié, pour maximiser les impacts sociaux. Ils travaillent sur leur zone géographique, au contact de leur communauté (déplacements à pied, en vélo, en scooter, ..).

Les franchisés ne dépendent pas d’aides extérieures, et vivent de leurs ventes. Contrairement à l’ONG, qui est le franchiseur, et qui dépend de l’aide extérieure(dons, mécénat, crowdfunding, subventions,…).

Exemples d’activités : santé/hygiène, nutrition, énergie (foyers améliorés, lampes solaires, …), eau, agriculture, divers (lavandières, restaurateurs, producteurs d’artisanat, productrices de jus de fruits,…), …

 

 

En quoi le réseau de micro-franchisés EFL diffère-t-il des projets classiques d’aide au développement ?

  • les produits atteignent ceux qui vivent dans le « dernier kilomètre », là où les projets classiques ont des difficultés à convaincre et fournir. Car le micro-entrepreneur franchisé vit dans ce milieu, et il sensibilise et vend en porte-à-porte dans sa communauté
  • les produits fournis sont abordables
    • moins chers, car le réseau ne comprend pas d’intermédiaires inutiles, et que certains produits sont directement conçus de façon innovante, pour être adaptés à un environnement rustique et pauvre, ou fabriqués localement
    • dans certains cas finançables par le micro-crédit
  • l’acteur essentiel, le micro-entrepreneur franchisé est motivé : il est autonome car rémunéré par ses résultats, valorisé par sa fonction, responsable de sa réussite ; il progresse, car un objectif de la franchise est de transmettre le savoir-faire entrepreneurial
  • l’organisation est conçue et gérée par des entrepreneurs, avec pour objectif de rendre le réseau indépendant financièrement, sans aides extérieures. Cela passe par la gestion rigoureuse des coûts, la recherche de la productivité, les contrôles qualité et satisfaction-clients, le suivi d’indicateurs,  la transmission d’une culture entrepreneuriale aux franchisés, la professionnalisation des entrepreneurs franchisés